Auteur : vincentbedon
Lourdes 2024, le programme !
A Notre-Dame de l’Osier
Le 7 avril, une cinquantaine de personnes de la communauté de l’Isère, a vécu une journée de pèlerinage à Notre-Dame de L’osier, petit village Isérois, lieu du miracle de « l’osier sanglant » en 1649 et de l’apparition de la Vierge en 1657, à un protestant, à qui il lui était reproché de travailler un jour férié et demandé de se convertir, ce qu’il fit avant de mourir. Le sanctuaire a attiré au cours de siècles de nombreux pèlerins er continue d’être un lieu important de pèlerinage.

Notre-Dame de l’Osier est reconnue comme le sanctuaire de la conversion des cœurs par la présence bienfaitrice et salvatrice de la Vierge Marie.
Après la messe, un bon repas partagé nous a réuni suivi d’un temps de louange, animé par Nathan, Tégy et son équipe.
Puis direction vers le lieu de l’apparition avec une marche d’une heure, ponctuée de chants et de prières.
Ce lieu de pèlerinage est particulièrement prisé par les gens du voyage ; régulièrement, et chaque 15 août, de nombreux membres de la communauté s’y rendent pour prier et participer à la procession qui les mène du sanctuaire au lieu d’apparition. Peut-être est-ce la référence à l’osier qui les attire, ou tout simplement la simplicité des lieux, loin des sanctuaires plus connus et des grands rassemblements.
Jean-Luc Peillon – Diacre permanent, aumônier du diocèse de Grenoble-Vienne
Saintes Maries de la Mer 2023
À Dieu, rachaïl Joseph VALET
Notre grand ami, presque notre Papou, le père Joseph Valet nous a quittés pour aller rejoindre le Père, le 7 avril au soir, vendredi saint 2023.
Retcha et moi l’avons connu tout au début de l’aumônerie du Berry.
Il venait nous rencontrer avec le rachail Yoshka, pour nous aider à former une équipe de voyageurs et gadjé au service des plus pauvres. C’était vers la fin des années 60.
Yoshka et Joseph Valet étaient les seuls prêtres que nous entendions pour la première fois s’adresser aux Voyageurs en romanès ( manouche)
En effet, le père Valet avait été nommé aumônier des Gitans et nomades, prêtre du Prado, sa mission pastorale auprès des familles l’avait conduit à passer une partie de sa vie auprès d’eux. Il disait : ’’Si on me nomme auprès d’eux, c’est pas pour les rabaisser, c’est pour les connaître d’avantage et pour leur montrer leur dignité.’’
J’ai accepté de faire les vendanges d’abord, puis tout doucement j’ai accepté de voyager avec eux. Je n’avais rien, donc j’étais obligé de coucher dans les roulottes. On a couché jusqu’à 18 dans une roulotte, pour vous dire… donc je les ai connus de l’intérieur. J’ai connu en même temps leur grande foi, leurs valeurs.
Et une des valeurs, c’était la richesse de leur culture.
Tous les soirs nous avions droit à des contes, la musique, les chants «
Et c’est ainsi qu’il avait appris la langue manouche et qu’il a pu retranscrire les contes entendus le soir dans les veillées , écrire un vocabulaire des manouches d’Auvergne ( à l’usage exclusivement réservé aux voyageurs…. c’était important pour lui)
Lorsqu’il arrivait à Lourdes avec son Tube Citroën, c’était des brassées d’enfants, de parents, de poules, de chiens qui sortaient par toutes les ouvertures du petit camion.
Et tout ce monde-là suivait fidèlement le rachail du matin au soir pour chaque cérémonie pendant tout le pèlerinage…
À Orcival, pour l’Ascension, il organisait un beau pèlerinage qui perdure d’ailleurs, où baptêmes et communions étaient célébrées dans la crypte (l’église était réservée aux gadjé…)
Et bien sûr, toute l’année, il consacrait son temps à faire le catéchisme, recevoir les gens dans le sous-sol où il logeait près d’une église à Clermont-Ferrand, et bien sûr il était de tous les combats quand il s’agissait de faire progresser le droit des Voyageurs, faire disparaitre le carnet anthropométrique etc., tout faire pour que leurs conditions de vie soient améliorées, pour que le enfants soient admis à l’école et y aient une vraie place.
À la fin de sa vie, chez les petites sœurs des pauvres de Clermont, il continuait à lire, Jean-Paul ll, Benoît XVl, d’un œil seulement, l’autre était aveugle, parlait difficilement, mais n’avait pas perdu une once de sa foi en Jésus qu’il avait tant hâte de retrouver !
Pardonnez-nous, notre bon Rachail Joseph, de réduire en si peu de mots une si belle vie et un si grand amour pour Jésus, Marie, et pour nous tous !
Au ciel maintenant, nous sommes sûrs que vous intercèderez pour nous qui vous aimions tant .a
À Dieu rachail, à bientôt !!!
Pour ceux qui veulent en savoir plus, il a beaucoup écrit dans Études Tsiganes, dans les anciens Monde Gitan.
Il a fait des recherches approfondies sur la comparaison de la langue romanès avec l’hindoustani le sanscrit, les langues encore parlées en Inde actuellement, ensuite le perse, etc… pour expliquer la pérégrination des tsiganes en mille ans, l’ajout de mots allemand plus tardif chez les manouches.
Ses travaux ont été reconnus par les plus grands linguistes qui s’intéressent aux Tsiganes et il semble qu’une grande place sera réservée à ses œuvres au musée du Mucem à Marseille dès cette année.
D’autres que nous sauront mieux approfondir ce sujet.
SPÉCIAL Saintes-Maries-de-la-Mer – 19 au 25 mai 2023
24 février 2023 Édito
Éternels pèlerins sur les routes du monde
Voyageurs et Voyageuses, vous êtes des « éternels pèlerins sur les routes du monde. »
Qui a dit cela ? C’est le pape saint Paul VI, lorsqu’il accueillit à Rome, en 1965, les gitans venus de toute l’Europe invités à célébrer avec lui son anniversaire. Et ce sera cette année le thème de notre pèlerinage au mois de mai prochain.
« Pèlerins, nous marchons ensemble »
Être pèlerin, ce n’est pas seulement une façon de vivre comme sédentaire ou Voyageur. C’est marcher vers le Ciel, à l’écoute de la parole de Dieu : parole qui nous dérange, nous pousse à la conversion, nous fait avancer plus loin, au large !
Venez au large ! Cette année encore, nous vous attendons pour le pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer, pour retrouver dans la joie et la prière, d’autres grandes pèlerines, nos saintes Sara, Marie-Salomé et Marie-Jacobé.
En effet, elles ne sont pas restées chez elles, tranquillement à se raconter les beaux souvenirs de leurs moments avec Jésus, les apôtres, des disciples.

Réveiller notre foi en partant pour un grand pèlerinage, repartir avec un cœur brûlant, brûlé par l’amour de Dieu, avec le désir de porter cette lumière de la foi autour de nous, là où nos voyages suivants nous porterons.
A bientôt, que Dieu bénisse vos familles et soit présent sur toutes vos routes !
Père Vincent Bedon, aumônier national
| Terrains & points d’aumônerie : Normalement: les Arnelles . le Bord de mer est et ouest . le Camping de la Brise 1 Aumônerie Italienne Aumônerie Suisse . les Launes: Nord, Centre, Sud . les Salicornes : à l’entrée du village, en face du cimetière | Les différents services . accueil à l’église . annonce des veillées . balayage de l’église . communication . équipe Baptêmes . nettoyage de la crypte . présence aux ados . présence aux enfants . présence aux jeunes Nous avons besoin de vous ! |
Le mot du directeur du pèlerinage :
TOUS PELERINS : »ENSEMBLE NOUS MARCHONS »
C’est l’intitulé du pèlerinage 2023 des Saintes-Maries-de-la-Mer. Nous sommes tous missionnés pour le vivre mais aussi pour le dire, être ensemble, rassemblés, mais pour qui, et autour de qui ?
Quel que soit le lieu: Lourdes, Notre-Dame du Suc, Jérusalem… Nous avons besoin d’entrer en prière de prendre le temps de réfléchir et de trouver le bon ajustement à notre Seigneur .
Chaque pèlerinage apporte à chacun ceux dont il a besoin et souvent il apporte plus une certaine plénitude qui nous permet d’en repartir plus fort pour affronter le quotidien qui nous paraît fade à coté de ce que nous avons vécu. Le monde nous paraît meilleur pendant cette période, une parenthèse indispensable pour nous retrouver.
Le pèlerinage des Saintes-Maries n’est pas seulement celui des processions qui font sa réputation. C’est une semaine où une veillée de prière est proposée chaque soir, où les enfants et adultes sont catéchisés, où l’eucharistie est célébrée sur les différents terrains.
Le sanctuaire s’étend jusqu’aux limites de la ville où tous sont invités à venir prier sur les pas de sainte Sara, sainte Marie Jacobé et sainte Marie Salomé.
Ce chemin tracé nous conduit vers la parole de Dieu et à travers le travail de préparation des bénévoles, des prêtres et des évêques qui viennent des quatre coins de l’Europe.
La joie apparaît sur les terrains ou les invitations à la rencontre sont nombreuses.
En préparant ce pèlerinage, j’ai une pensée pour tous ceux qui cette année vont partir : les jeunes à Lourdes ou aux JMJ de Lisbonne, ou, pour tous, dans les différents pèlerinages comme Puimisson, en Terre sainte ou enfin aux Saintes-Maries !
Jean-Michel BISSERBE, diacre.
Saintes-Maries-de-la-Mer 2023
Jeudi 18 mai Début de la mission pour toute l’équipe de l’Aumônerie : journée de rencontre, messe de l’Ascension le matin à l’église puis au Mas de Layalle : participation au repas: 25 €
Chaque jour du vendredi 19 au mercredi 24 mai
8h30 : assemblée générale à la salle de la mairie
20h30 : veillée de prière à l’église
Mercredi 24 et jeudi 25 grandes célébrations et processions
INSCRIPTIONS
Les inscriptions se font directement auprès de Catherine Bouillon AVANT le 17 mars dernier délai.
(En cas de besoin, vous pouvez l’appeler au 06 80 40 14 47 ; laisser un message en cas d’absence, elle vous rappellera.). Envoyer les inscriptions à:
Pèlerinage des Voyageurs – Paroisse des Saintes-Maries-de-la-Mer
13460 Les Saintes-Maries-de-la-Mer
HEBERGEMENT
Grâce à l’aide financière de la paroisse, les personnes qui ne peuvent pas loger en caravane ou en camping-car peuvent bénéficier d’un logement aux Saintes-Maries. Une participation forfaitaire de 160€ par personne est demandée pour la semaine (à partir du 17 mai 15h au 25 mai 12h)
Cette inscription est soumise aux engagements suivants
– être présent au moins six nuits à partir du 17 ou 18 mai
– payer par chèque à l’inscription (un chèque par personne ou par couple à l’ordre de la paroisse)
– participer effectivement à un service : liste ci-dessous
– réserver ces logements au seul usage des personnes qui les occupent : ils ne doivent pas devenir des lieux de toilettes publiques ou de restauration communautaire.
ATTENTION : L’Aumônerie ne prend plus en charge les personnes qui ne viennent que pour les 23, 24 et 25 mai (voir avec les hôtels).
Tous les soirs, à 20h30, VEILLEE DE PRIERE à l’église
du 19 au 24 mai, sur le thème « Tous Pèlerins! Marchons ensemble »
Sur tous les TERRAINS,
catéchèse, méditation biblique dans la journée, eucharistie aux divers accueils de l’Aumônerie
BILAN DU PELERINAGE LE MERCREDI 14 JUIN 2023
NOTRE DAME DE GRACE ROCHEFORT DU GARD
9h-16h repas tiré du sac
Les Saintes-Maries-de-la-Mer
Fiche d’inscription 2023
(une par personne)
NOM___________________________________Prénom_____________________________________
Adresse_______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
Mèl________________________________________________________________________________
Tél fixe__________________________________Tél portable__________________________________
Arrivée le________________à_______h_______Départ le______________________à_______h_____
Logement par l’Aumônerie : OUI / NON (rayer la mention inutile)
Ceux qui sont logés chez l’habitant apportent draps et linge de toilette
Souhaits éventuels : bien préciser s’il y a des problèmes physiques (marche difficile, éviter les escaliers, etc;)___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
Pour les personnes qui viendraient en train, plusieurs autocars sont en partance de la gare d’Arles vers Les Saintes-Maries, le matin et l’après-midi).
Je m’engage dans l’équipe de service :________________________________________________
signature
Rappel:
* Un chèque par personne ou couple pour la journée du 18mai : 25€ (50€ pour un couple)
* Un chèque par personne ou couple pour le logement : 160 € (320€ pour un couple)
Chèques à l’ordre de: paroisse des Saintes-Maries-de-la-Mer
A renvoyer avant le 17 mars 2023 dernier délai à :
Pèlerinage des Voyageurs – Paroisse des Saintes-Maries-de-la-Mer
13460 Les Saintes-Maries-de-la-Mer
Les inscriptions arrivées après le 17 mars ne pourront pas être prises en compte.
Bientôt, les Saintes ! Roulotte
Dans le froid de l’hiver
Dans le froid de l’hiver où tu sembles endormi, la nature reste figée.
Mais devant elle je reste quand même émerveillé.
En cet instant où le silence semble bien vouloir me parler,
alors je reste sans voix
et j’aime à me rappeler
l’immensité que l’Eternel a créée . 😘
Miriam Ketty Debarre

Logistique : tous invités à s’impliquer !
Comment organiser la vie sur le terrain et assurer un bon fonctionnement de tous les équipements pendant la semaine ? Les réponses de Champion, responsable de la logistique à Paray et de Popeye.
Quel est votre rôle pendant cette session ?
Les responsables de la session d’été de Paray-le-Monial, Lou et Giovanni, m’ont demandé de m’occuper de la logistique. Je suis aidé de deux personnes qui sont aussi là au service des frères pour gérer l’eau, l’électricité, les poubelles, et trouver des équipes pour les services.

Comment constituez vous ces équipes ?
On fait un appel pendant la première veillée de la session. On sensibilise les personnes qui désirent servir avant tout le Seigneur et servir les frères sur le terrain. Les gens s’inscrivent sur un tableau pour le service qu’ils souhaitent. Il y a le nettoyage sur place et aux alentours jusqu’à 4 ou 5 km du terrain, la vérification des arrivées d’eau et d’électricité, la vérification des trois points toilettes… Et tous les jours à 13h30 on regarde ce qui a été fait, ou pas.
Comment cela se passe sur le terrain ?
Plutôt bien. C’est un peu dur au démarrage avec la pompe à eau et les prises électriques qui disjonctent à cause du grand nombre des caravanes. Mais une fois que tout est lancé, il suffit de travailler avec les uns et les autres.
Cette organisation est en place depuis longtemps à Paray-le-Monial mais il n’y avait que 20 à 30 caravanes les premières années. Aujourd’hui il y en a 200 environ. L’an dernier il y en avait même 350. On améliore chaque année.
C’est différent des autres pèlerinages ?
Ici on a vraiment un lieu, une structure, des personnes qui s’engagent et tiennent l’engagement qu’elles prennent. Dans d’autres lieux de pèlerinage ou quand on part en mission, c’est plus libre. On vient visiter un sanctuaire et on se retrouve quand il y a un chemin de croix, une bénédiction des familles et la prière le soir.
Marie-Cantalis
Communiquer avec la musique
Interview de Bébé de lure
Nous avons retrouvé Bébé de Lure pendant la session de l’été 2022 à Paray-le-Monial.
Il a chanté Marie de sa voix profonde et prenante au cours d’une messe. Il évoque l’importance de la musique dans ses engagements.
D’où vient votre goût pour la musique et le chant ?
J’ai été bercé très jeune par la musique. Mon père était un musicien, violoniste, guitariste, chanteur. Il accompagnait en musique les films muets dans les cinémas. Toute la famille jouait d’un instrument. Je joue un peu de violon mais surtout de la guitare. On était une équipe avec des cousins Noël, Dodo… À 17ans, on faisait danser dans les bals. Et puis, on a animé les premiers pèlerinages à Paray-le-Monial dans les années 1980 ; on a composé de nombreux chants, des cantiques.

Quelle composition vous vient à l’esprit ?
À Ars, dans les années 80, on a composé la musique et les paroles de ce chant de pèlerinage qu’on peut retrouver sur Facebook à Aumônerie des Gens du voyage
« Les caravanes arrivaient au loin sur la route
« Et Toi tu étais là arrivé avec nous
« Tu es mon Jésus Christ, Toi Tu nous as conduit sur les chemins de la vie
« Nous t’adorons.
« Je te prie Vierge Marie, toi qui nous as donné ce Jésus adoré, que nous aimons…
Qu’est-ce que la musique pour vous ?
La musique ouvre des frontières. C’est une communication. Même si on ne sait pas trop s’exprimer, avec la musique on fait tomber les barrières et c’est en grande partie cela qui nous a incité à continuer. Il y a des gens qui ne savent pas très bien parler et qui s’expriment par le chant. Quand je les écoute chanter j’ai quelquefois les larmes dans les yeux. Il y a les paroles, le timbre de la voix.
On peut chanter parce qu’on sait bien chanter, on peut chanter pour faire plaisir aux gens et on peut chanter avec son cœur. Quand on chante avec son cœur, on fait tout en même temps. Je suis heureux de voir qu’ici il y a des jeunes qui animent.
Le chant accompagne vos engagements ?
Oui, on anime les messes, les enterrements. J’ai une lettre de mission de l’évêque de rassembleur dans l’Église catholique depuis plus de 30 ans. C’est une mission qui va bien avec mon rôle dans l’association régionale Gadjie Bourgogne-Franche-Comté qui s’occupe de l’alphabétisation, des terrains de passage, des terrains familiaux…
On travaille beaucoup sur les terrains familiaux au niveau départemental. Et ça bouge sur Dole, Lure, Vesoul, Luxeuil… Il y en a aussi à côté de Strasbourg et de Montbéliard. Ces terrains permettent aux gens du voyage de le rester. Les grands terrains désignés ne sont pas idéals parce que cela fabriquent des ghettos. Les gens se sédentarisent et perdent leur mode de vie, leur culture et leur savoir faire transmis par les anciens. Ils ne savent plus qui ils sont.
Les pèlerinages tiennent une grande place dans votre vie ?
Oui, on fait beaucoup de pèlerinages. Cela nous permet de bouger, de faire notre travail et de voir du pays, d’autres personnes. Maintenant beaucoup de jeunes font de nouveaux travaux, le nettoyage de façade et de toit. Moi je rempaillais les chaises et les vieux fauteuils.
Cette année, on a fait le premier pèlerinage à Dole, au Mont-Roland, avec des cousins de chez nous. Cela fait une quarantaine d’années qu’on fait ce pèlerinage tous les ans. Il y a eu des communions, des confirmations, des baptêmes. Puis à Thierenbach, en Alsace, on a aussi vécu là quelque chose de formidable. Après, à Grünenwald, on a beaucoup partagé avec des sédentaires. Ensuite, on est allé à Strasbourg puis à Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp. On a l’habitude de venir là parce que nos anciens sont venus il y a plus de 100 ans avec des caravanes à chevaux. Maintenant c’est nous les responsables de ce pèlerinage. Et puis on est allé aux Saintes-Maries-de-la-Mer…
D’autres années on est allé plus loin. Pendant le pèlerinage à Rome en 1992 on a eu la chance de rencontrer Jean-Paul II. Le 4 mai 97 on était encore à Rome pour la béatification du 1er gitan, Ceferino Gimenez Malla. On est retourné pour le jubilé de l’an 2000 et puis en 2015. C’était formidable car il y avait des gitans du monde entier, brésiliens, mexicains, américains, anglais… On parlait pratiquement la même langue avec des accents très différents, mais on se comprenait !
Pour vous, quel a été l’impact du covid ?
Cette maladie a fait du tord mais aussi du bien en permettant aux gens de s’attacher au côté humain, au besoin de dialogue et de partage, à la nécessité de regarder plus l’autre et autour de soi. Et de voir que des gens plus pauvres que soi sont venus nous aider.
Marie-Cantalis


